On pensait avoir tourné la page après les célébrations du trentième anniversaire. Et pourtant. Le festival Neon Genesis Evangelion (EVANGELION:30+ ; 30th ANNIVERSARY OF EVANGELION) s’est achevé sur une annonce que peu avaient vu venir : une nouvelle série animée est officiellement en chantier.

Pas un film. Pas un reboot. Une véritable série inédite.

Le projet est coproduit par Studio Khara, déjà à l’œuvre sur la tétralogie Rebuild, et CloverWorks, connu pour des succès comme Spy × Family ou The Promised Neverland. Une alliance qui, sur le papier, intrigue autant qu’elle excite.

Yoko Taro à l’écriture : la boucle est bouclée

La vraie surprise ne tient pourtant pas au studio… mais au scénariste.

C’est Yoko Taro, créateur des univers torturés de Drakengard et NieR: Automata, qui signera l’écriture de cette nouvelle itération d’Evangelion.

Un choix loin d’être anodin. Le créateur avait lui-même reconnu il y a quelques années l’influence déterminante d’Evangelion sur son travail, allant jusqu’à qualifier NieR: Automata de “réinterprétation” personnelle de l’œuvre d’Hideaki Anno. Voir aujourd’hui Yoko Taro revenir à la source de son inspiration a quelque chose de presque symbolique.

À ses côtés, un autre nom familier des amateurs de tragédies existentielles : Keiichi Okabe, compositeur emblématique de la saga NieR, prendra en charge la bande originale. Autant dire que l’ambiance ne devrait pas verser dans la légèreté.

Une équipe qui connaît déjà l’univers

La réalisation sera assurée par Kazuya Tsurumaki et Toru Yatabe, tous deux déjà impliqués dans les films Rebuild. Le projet reste donc entre des mains familières, tout en injectant un sang neuf du côté de l’écriture.

Un premier teaser a d’ailleurs été dévoilé. Quelques plans suffisent à alimenter les théories : décors post-apocalyptiques, atmosphère crépusculaire, et surtout une unité EVA à l’allure presque bestiale. Beaucoup y voient une intrigue située bien après le Troisième Impact.

Les fans les plus attentifs ont également repéré un violoncelle et un piano abandonnés dans une salle de classe en ruine. Un clin d’œil supposé à Shinji et Kaworu.

Simple symbole ou indice narratif ? Difficile à dire pour l’instant.