Et si, dans quelques années, il était possible de quitter Paris pour rejoindre un univers entièrement consacré à Dragon Ball ? L’idée peut sembler complètement folle, mais un projet de parc à thème pourrait bien prendre forme sur un ancien site emblématique de la région parisienne.

Le lieu en question n’est autre que l’ancien parc Mirapolis, à Courdimanche, dans le Val-d’Oise. Fermé depuis 1991 après seulement quelques années d’existence, le site pourrait connaître une seconde vie grâce à des investisseurs saoudiens.
D’après plusieurs informations rapportées par Politico, le gouvernement français chercherait en effet à relancer ce terrain abandonné en s’appuyant sur des investisseurs venus d’Arabie Saoudite. Au cœur des discussions se trouve Qiddiya Investment Company, une société appartenant au fonds souverain saoudien PIF.
Le montant potentiel de l’opération donnerait déjà une idée de l’ambition du projet : plusieurs centaines de millions de dollars, avec une enveloppe qui pourrait atteindre le milliard de dollars.
Un projet inspiré du parc Dragon Ball saoudien
Pour comprendre le lien, il faut regarder ce que Qiddiya développe actuellement en Arabie saoudite.
À une cinquantaine de kilomètres de Riyad, la future ville de Qiddiya doit devenir un gigantesque pôle consacré au divertissement et aux loisirs. Sports internationaux, circuit automobile, parc Six Flags… les ambitions sont particulièrement importantes.
Et parmi les projets les plus surprenants figure justement un parc entièrement consacré à Dragon Ball, présenté comme le premier du genre au monde.
L’idée serait donc de reproduire une partie de cette ambition en France, mais avec une dimension potentiellement plus raisonnable. Qiddiya étudierait différentes possibilités pour transformer l’ancien site de Mirapolis en un nouveau complexe de loisirs, sans nécessairement reproduire les proportions du projet saoudien.
Autrement dit, il ne faut probablement pas encore imaginer une immense reconstitution de Capsule Corp. au milieu du Val-d’Oise. Mais un parc Dragon Ball en région parisienne reste suffisamment sérieux pour faire l’objet de discussions au plus haut niveau.
Mirapolis pourrait retrouver une seconde jeunesse
Le dossier semble en tout cas suivi de près par les autorités françaises. Plusieurs réunions auraient déjà été organisées avec les différents acteurs susceptibles de participer au projet.
Les discussions ne portent d’ailleurs pas uniquement sur les attractions. Transports, infrastructures, foncier, gouvernance ou encore besoins énergétiques font partie des nombreux sujets à régler avant d’envisager concrètement la transformation du site.
Il faudra donc probablement patienter avant de voir apparaître Shenron dans le ciel francilien.
Mais pour l’État, l’intérêt dépasse largement la création d’un nouveau parc d’attractions. Le terrain de Mirapolis constitue une véritable friche depuis plus de trois décennies et sa reconversion permettrait enfin de donner une nouvelle fonction à cet ancien site touristique.
De Mirapolis à Dragon Ball, tout un symbole
L’histoire du lieu ajoute d’ailleurs une petite touche ironique au projet.
Lors de son ouverture en 1987, Mirapolis devait devenir une véritable vitrine française du divertissement et rivaliser avec le futur Euro Disney. Le parc s’appuyait notamment sur des attractions inspirées de l’imaginaire français et de grandes figures historiques ou littéraires.
L’aventure aura finalement été beaucoup plus courte que prévu. Mirapolis fermera ses portes en 1991, après seulement quatre années d’exploitation.
Plus de trente ans plus tard, le site pourrait donc accueillir un projet venu d’un tout autre univers culturel. Exit les ambitions françaises des années 1980, place éventuellement à Goku, Vegeta, Shenron et toute la galerie de personnages imaginée par Akira Toriyama.
Il faudra évidemment attendre avant de savoir si cette idée se concrétisera réellement. Rien ne garantit encore la construction du parc, et de nombreux obstacles restent à franchir.
Mais si Qiddiya décide véritablement de faire de Mirapolis un nouveau terrain de jeu pour Dragon Ball, les fans franciliens pourraient avoir une raison supplémentaire de prendre le RER plutôt que l’avion pour aller chercher leur dose de Super Saiyan.
Et si le grand huit Shenron finit vraiment par débarquer aux portes de Paris, comptez sur nous pour être dans les premiers wagons. Le journalisme, c’est aussi savoir se sacrifier.