Apple ne compte visiblement pas bouleverser la recette de ses montres cette année. Les Watch Series 12 et Ultra 4 conservent une apparence quasiment inchangée, mais récupèrent une bonne dose d’intelligence artificielle et quelques nouveautés côté santé.

Après les annonces consacrées aux iPhone et aux AirPods, Apple a poursuivi son grand show de rentrée avec ses montres connectées. Et autant le dire immédiatement : si vous attendiez une Apple Watch complètement transformée pour 2026, vous pouvez ranger les confettis.
La firme de Cupertino renouvelle ses deux modèles vedettes, avec une Apple Watch Series 12 et une Apple Watch Ultra 4 qui reprennent largement les recettes de leurs prédécesseuses. Pas de révolution esthétique donc, mais Apple préfère cette année améliorer ce qui se passe à l’intérieur.
Et forcément, l’IA est au centre du programme.
Apple Watch Series 12 : l’IA prend le contrôle
La principale évolution de la Series 12 ne se trouve donc pas sur le poignet, mais dans les fonctionnalités proposées par la montre. Apple renforce considérablement l’intégration d’Apple Intelligence avec un nouveau volet baptisé Audio Intelligence.
Le microphone de la montre va notamment pouvoir analyser davantage son environnement grâce à Sound Recognition, une fonction capable d’identifier certains sons potentiellement importants ou dangereux autour de l’utilisateur.
Mais la fonctionnalité qui risque de faire parler d’elle est surtout Live Rewind. La montre conserve temporairement les quinze dernières secondes d’une conversation afin de pouvoir les retranscrire directement à l’écran. Pratique si vous avez raté une information… ou légèrement moins pratique si vous réalisez soudainement que votre montre écoute beaucoup plus attentivement que vous ne le pensiez.
Apple profite également de cette génération pour revoir son application Santé. De nouvelles informations pourront être croisées afin d’obtenir une vision plus complète de l’état général de l’utilisateur. Parmi les nouveautés figure notamment Health Age, qui tente d’estimer un âge métabolique à partir de plusieurs indicateurs comme le sommeil ou encore la fréquence cardiaque.
L’intelligence artificielle aura également son mot à dire dans l’application, avec des suggestions personnalisées tout au long de la journée. Apple assure par ailleurs avoir amélioré la précision des différents capteurs présents dans la montre.
Sous le capot, la Series 12 passe à la puce Apple Silicon S11, avec des gains annoncés sur le CPU, le GPU et le Neural Engine. Une architecture qui reprendrait certains principes introduits avec la puce A20 Pro des nouveaux iPhone.
Pour le reste, Apple conserve le même langage esthétique. La montre sera proposée en aluminium avec plusieurs coloris, dont gris sidéral, noir, or clair et bronze foncé. Et surprise : la céramique signe également son retour.
L’Apple Watch Series 12 arrivera le 18 septembre, avec un tarif débutant à 449 euros.

Ultra 4 : toujours plus d’autonomie, toujours le même look
L’Apple Watch Ultra 4 fait encore moins semblant de vouloir révolutionner la gamme. Le modèle sportif récupère évidemment les améliorations annoncées sur la Series 12, notamment les nouvelles fonctions de santé, Audio Intelligence et les capteurs améliorés.
La véritable différence reste donc l’endurance.
Apple annonce jusqu’à 50 heures d’autonomie avec l’Ultra 4 dans le cadre d’une utilisation classique. De quoi dépasser les deux jours avant de chercher frénétiquement un chargeur, ce qui reste évidemment l’un des principaux arguments de la gamme Ultra.
Pour le reste, c’est presque un jeu des sept différences. Même philosophie, même écran et surtout même design. Apple ne semble donc pas pressé de modifier l’apparence de sa montre haut de gamme, qui conserve ses codes introduits depuis plusieurs générations.
L’Apple Watch Ultra 4 sera elle aussi disponible dès le 18 septembre, à partir de 899 euros.

Finalement, Apple joue cette année une carte assez simple : ne pas toucher à ce qui fonctionne et concentrer les efforts sur le logiciel, la santé et l’intelligence artificielle. Une stratégie qui permettra peut-être aux propriétaires des anciennes générations de patienter encore un peu avant de sortir leur carte bancaire.
Après tout, pourquoi changer une montre qui se vend déjà très bien ?